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Citations d'écrivains d'art
DEVREUX ne spécifie pas telle femme, un sujet dans son identité. Ni sa vue singulière, ni sa conception du féminin, ni son idéal du beau, le peintre n'impose rien hors ce souci de la comparution et sa disparition. Il cèle l'apparence de l'aimée ...
La question de la réserve, l'instance d'une perte, le thème de l'absence-présence requièrent Patrick DEVREUX dont le propos qui éclaire toute la toile - et l'oeuvre - est de rendre visible ce qui nous tient muet...
Martine MONTEAU
Passage d'encre n°13On retrouve tout au long de l'oeuvre du peintre cette envie de silence et de tranquillité. Sa figuration n'est qu'un prétexte pour dire tout autre chose que les images esquissées. C'est une belle peinture qui va et vient. Les couches sont tantôt fluides , tantôt plus denses. La palette est presque monochrome dans les tons sourds...
Gérard GAMAND
Azart,Septembre/Octobre 2005Le mur est rouge ancien délavé ouvert au centre sur une série de portes entrebaillées délivrant au fond une mince lueur blanchâtre. Au premier plan une chaise jaune et vide esquissée ou ébouriffée comme seule trace d'un grand désordre passé ou à venir...
Il y avait donc quelque part ici comme un vide . Pourtant il imagina que s'il pouvait décrire minutieusement cette chambre, sans tenir compte de sa présence à lui mais en essayant de la distribuer uniquement autour de sa présence à elle, il découvrirait ce qui manquait et dont le défaut les mettait sous la dépendance de quelque chose d'inquiétant et de menaçant...
Jean-Claude MONTELD'abord il y a l'émotion. L'émotion rare d'être en face de toiles qui nous touchent d'autant plus profondément qu'elles sont imprégnées d'une vie qu'on sent proche et lointaine tout à la fois. En fait, tout se passe comme si les images de ces corps, de ces chaises ou de ces fauteuils peuplaient déjà notre imaginaire. Enlisées dans le silence, ces présences semblent émerger de ce tremblé de la mémoire auquel la sensibilité de Patrick DEVREUX confère une étonnante puissance...
Jean-Louis LECONTE
Septembre 1995Ce que j'aime personnellement c'est la présence physique dans sa peinture, son bonheur de peindre. Mais aussi le poison qui traverse certaines de ses toiles, qu'il me donne à boire, en partage équitable, pour tenter le poison plus doux, le diluer dans le regard de l'autre, dans la bouche ouverte de l'autre, ainsi ne restera que l'idéal du faire, une douleur apprivoisée, et dans le travail cet espoir d'être là, simplement loin du sablier...
Joël C.BASTARD
Avril 1988DEVREUX, donc, peint des chaises, des fauteuils, il peint des certitudes inconfortables : s'il n'y a personne sur ces sièges, c'est qu'on vient d'en être chassé. On : des corps , des personnages lourds de désirs et d'indifférence, figés dans un plaisir, une lassitude, une satiété ou une douleur qui les ont poussés hors du tableau...
J.Ph.MESTRE
Le progrès, Lyon avril 2001Ecrire la sensation dans l'immatérialité de la couleur, sans diluer l'image, tel est l'enjeu d'un engagement pictural duquel est bannie toute réalité tangible au profit d'un univers autre. Pour l'exprimer , le dessin est inséparable de la peinture, la palette se resserre autour des tonalités mineures assourdies, la matière est nourrie de touches rayonnantes d'ombres et de clartés, dont les vibrations sont des pièges pour une lumière réfléchissante. Temps suspendu. Moment ravi à une éternité espérée pour une vision distante et proche à la fois.
Lydia HARAMBOURG
Mars 2006
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